Bienvenue au Québec de 2017, paradis des malheureux, des indignés, des fatigués et des burnout.

Ça l’air qu’on est rendu là, les champions de la dépression, des pilules magiques, des problèmes d’anxiété, de TDA et du suicide.

Je sais que ça sonne pessimiste, voire extrémiste, mais c’est un fait indéniable, nous sommes gravement malades et nos familles, nos couples et notre bonheur sont en réel danger.

Pourquoi? À cause de qui? Comment est-ce qu’on s’est rendu là en tant que société? Si seulement il y avait une réponse simple…

Mais c’est peut-être le cas. Si on regarde autour de nous, et je ne parle pas de nos voisins de rue ou même de frontière, je parle de nos voisins planétaires, il y a peut-être une piste de solution.

Savais-tu que dans la grande majorité des pays pauvres ou du tiers monde, le suicide et la dépression sont presque inexistants? En Inde, au Pakistan, en Afrique, le “surmenage” et l’épuisement professionnel n’existent à peu près pas!

Là, tu vas me dire, c’est quoi le lien avec les tigres? Ben le lien, c’est l’instinct de survie, la quête du bien-être et de l’assouvissement de nos besoins essentiels.

En gros, quand tu n’as rien devant toi et que tu vis dans un endroit difficile, t’as pas le temps de t’apitoyer sur ton sort, de penser à ta petite personne et de te poser un paquet de questions existentielles du genre, “Est-ce que je suis heureux? Est-ce que c’est ça la vie? Suis-je sur la bonne voie pour être heureux?”

Tu fais juste chercher de la bouffe, essayer de t’occuper de tes enfants et travailler à ta sécurité et à ta survie du matin jusqu’au soir. Tu te couches en espérant ne pas te faire bombarder, déporter ou voler dans la nuit et tu te lèves le lendemain, juste heureux que toi et les tiens soyez toujours en vie, et ça recommence.

Ici, qu’est-ce qu’on fait? La majorité d’entre nous vit d’une fin de semaine à l’autre, en travaillant, pour la plupart, dans un emploi que l’on n’apprécie guère et en se disant que notre voisin lui, à donc ben l’air d’avoir une plus belle vie que la nôtre.

On est sur le pilote automatique, entre deux épisodes de la Voix et on se regarde le nombril à longueur de journée. Notre plus gros défi, essayer d’éviter le trafic du matin et réussir à payer le compte de carte de crédit à la fin du mois.

Ouin pis! Parle-moi des tigres.

J’y arrive.

Dans plusieurs grands zoos du monde, les spécialistes ont cons
tatés que malgré que les animaux soient bien nourris, bénéficient de soins appropriés, d’un climat calme et absent de grands prédateurs ou de danger, plusieurs ont de graves problèmes psychologiques, qui vont du stress, à l’anxiété, la peur et vont même voir leur espérance de vie diminuer.

Les lions, tigres, dauphins et épaulards vivent souvent moins longtemps en captivité, dans des conditions qu’on pourrait qualifier d’excellentes, qu’en milieu naturel.

Le problème? L’absence de problème justement. Leur vie, qui devrait normalement être difficile, dangereuse et exigeante, est devenue trop facile et monotone. Ils trouvent facilement de la nourriture, il n’y a plus de danger immédiat et ils sont devenus sédentaire… Ça te dit quelque chose?

La solution; non, on ne s’est pas mis à bourrer les tigres de pilules et on ne leur a pas donné des livres sur le bonheur; on les a mis au défi!

Plusieurs zoos ont installé de grands poteaux, où ils déposent la nourriture pour forcer les animaux à y grimper. On cache aussi parfois les repas dans l’enclos, ou on les insère dans des barils très robustes afin qu’ils aient de la difficulté à la récupérer. Certains endroits font même jouer des effets sonores de prédateurs afin que les pensionnaires restent en état d’alerte au lieu de dormir toute la journée.

Et vous savez quoi? Ça fonctionne et ça vaut aussi pour l’humain.

Nos corps ne sont pas faits pour passer 8 heures par jour, assis sur une chaise de bureau à parler au téléphone et à pitonner sur un clavier!

Du tout! On est bâti pour travailler fort, pour chasser, pour marcher des kilomètres en quête de nourriture, pour défricher la terre, couper des arbres de nos mains (ben, avec une hache) et construire des abris.

C’est le mode de vie que l’on a eu pendant des milliers d’années et ça nous a plutôt bien réussi.
Mais en l’espace de quatre ou cinq générations, nous sommes passé de conquérants, bâtisseurs, explorateurs et guerriers, à technocrates confortables pour qui le plus gros problème est de décider ce que nous allons manger pour souper!

On n’est pas fait pour ça! On a besoin d’être défiés, d’avoir de la difficulté et de travailler fort pour être accomplis, heureux et arrêter de se chercher des poux où il n’y en a pas. C’est aussi simple que ça.

Faire notre petite job en attendant notre paie, en attendant samedi, en attendant la retraite, en attendant d’être heureux, c’est ce qui nous tue collectivement comme espèce.

Là, je ne te dis pas de commencer à cacher ta bouffe dans la maison ou de monter en haut du poteau d’Hydro pour manger tes Froot Loops. Ce que j’essaie, bien maladroitement de te dire c’est qu’il est primordial de sortir de ta zone de confort, de te mettre au défi, et ce, quotidiennement,

Essaie de courir un marathon, apprends une langue étrangère, inscris-toi à un cours d’art martial, commence la peinture ou écrit un livre, mais viarge “challenge” toi! C’est le meilleur moyen de renouer avec ton instinct animal, celui qui t’habite, que tu négliges depuis si longtemps et qui comme ton bonheur, s’éteint tranquillement.

Ton bonheur, c’est comme ta plate-bande, il ne fleurira jamais si tu ne t’en occupe pas!

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