On a tous des phobies. Que ce soit les hauteurs, les espaces restreint, la noirceur, le sang et même les monstres, mais je pense qu’une des peurs les plus répandues est celle des insectes.
Surtout grouillant sur notre corps. Juste m’imaginer des fourmis dans mes cheveux ou une araignée près de mon visage et je commence déjà à me gratter et me sentir mal.

C’est à peu près ce qui est arrivé à ma blonde cette semaine et à écrire ces lignes, j’en ai encore le sourire fendu jusqu’aux oreilles 🙂

Ça s’est passé il y a quelques jours et je t’en parle maintenant parce que ben, j’en n’ai pas eu le droit avant. Mais avec mes meilleurs arguments et surtout, un gros pokébol maison préparé avec amour, j’ai réussi à obtenir la “permission” de ma douce pour te partager cette anecdote aussi croustillante que dégueulasse! Je vais donner ma recette de bol poke dans quelques jours parce qu’elle est simplement sublime, mais en entendant, de retour aux phobies.

Les enfants étaient couchés et ma femme et moi étions tranquillement installés devant Netflix avec un popcorn. Les grandes fenêtres du salon étaient ouvertes et une brise fraîche de soirée d’été soufflait dans la maison, il faisait un peu froid dans le salon et Marie s’est levé pour aller se chercher une couverture.

Elle m’a interpellé de la cuisine pour me demander où était rendue la doudou qui traîne habituellement sur le coin du divan.

– Je l’ai vu sur le balcon d’en arrière tantôt.

Marie est rapidement revenue près de moi et s’est bien emmitouflée dans l’épaisse couverture de polar avant que l’on reprenne l’écoute notre série préférée du moment, Ozark. (si tu ne connais pas, je te la conseille fortement).

Elle était collée contre mon torse et ma main gauche était sous la couverture autour de son cou.

Après quelques minutes et quelques trop grosses bouchées de maïs soufflé, elle a commencé à ricaner.

– Arrête de me chatouiller!

– J’fais rien…

– Ben tu me chatouilles le cou et je ne peux pas me gratter parce que mes mains sont prises dans la doudou.

– Je te le dis, je ne te chatouille pas!

– Ben là!

Et elle se leva tranquillement pour se gratter dans le cou quand à sa stupéfaction, sa main rencontra quelque chose de gluant et de froid qui se promenait sur son cou.

Une limace!

Mais pas une petite limace là!!! Non non, une limace presque de la grosseur d’une efface blanche d’école!!!

– Ark!!!!!! Qu’essez ça tab@rn?&!*

– T’avais ça dans le cou?

J’hésitais un peu entre éclater de rire et capoter en enlevant mon chandail, mais je n’ai pas eu le temps de poser un geste parce qu’une fois debout, j’ai remarqué qu’entre ses cuisses se trouvait un autre intrus aussi gros et aussi gluant que le premier.

– Ok, capote pas bébé ok?

– Hein? Capote pas! Y’a une bibitte dans mon cou et tu veux pas que je capote? Voyons t’es-tu…

– Heille! Laisse faire ton cou pis regarde! lui dis-je en pointant son entrejambe.

Peut-être qu’un jour, ma blonde va se déshabiller plus vite qu’à ce moment précis, disons si elle prend feu, mais ça m’étonnerait vraiment.

Quand elle a aperçu son nouveau colocataire qui approchait son aine, elle a tellement sauté haut qu’à l’atterrissage, elle avait déjà enlevé ses shorts!!!

S’en est suivi cris, course partout dans la maison, retrait de presque tous les vêtements vitesse grand V, hystérie (justifiée j’en conçois), secouage de cheveux ainsi que l’utilisation d’à peu près tous les sacres connus de la langue québécoise.

Avec toute l’empathie possible, je peux honnêtement vous confirmer que j’ai jamais autant ri de ma vie. J’avais peur d’en avoir aussi sur moi, mais j’étais tellement crampé que je ne pouvais faire autre chose que de rire plier en deux.

Reste que dans mes yeux, et surtout les siens, il y avait une pointe de crainte et de dégoût. Mais d’où pouvaient bien venir ses limaces et surtout, est-ce qu’il y en avait d’autres?

C’est finalement en me remémorant ma soirée que j’ai fini par me rappeler que plus tôt, en ramassant les jouets sur le terrain, j’avais trouvé la grosse couverture grise qui trainait sur le gazon et je l’ai remis sur le balcon avec fort probablement, quelques petits visiteurs qui s’y étaient installés. Oups!

On a secoué la doudou dehors avant de la laver avec tous nos vêtements. Vêtements que d’ailleurs, j’ai eu bien de la difficulté à convaincre ma femme de ne pas bruler!

Tout ça pour dire qu’on n’a pas fini notre épisode de Ozark et que des limaces, pour la libido, c’est vraiment pas “winner”!