Ce weekend, ma fille a participé à un concours de chant, son premier; et elle a gagné. J’étais plutôt fier, mais aussi un peu déçu.

Je t’aime mon bébé, plus que tout, mais je te souhaite quand même plein d’échecs. Je te souhaite de finir deuxième, troisième, même dernier, et ce, à plusieurs reprises. Parce que c’est dans l’échec et l’adversité que l’on apprend vraiment à se connaître, qu’on découvre qui l’on est et qu’on comprend la valeur du travail, de l’effort et du dépassement.

Gagner, c’est facile, c’est bon, c’est doux, c’est comme une couverture chaude quand il fait froid dehors, ça fait du bien. Malheureusement, au plan personnel, ça ne sert pas à grand-chose…

C’est la défaite qui inculque les meilleures leçons de vie, c’est elle qui nous fait grandir, qui forge notre caractère et qui nous apprend à apprécier la victoire.

Les perdants les plus désagréables sont ceux qui ont toujours gagné. Devant l’échec, ils ne savent plus où se mettre ni comment réagir, leur monde s’écroule et leurs réactions sont souvent démesurées. Même la victoire, qu’ils ont l’habitude de savourer trop souvent, devient fade et acquise aux yeux de celui qui a l’habitude de se gagner, de se faire dire oui, d’avoir tout ce qu’il/elle veut.

En revanche, celui qui a connu l’adversité, l’échec, les refus et les épreuves comprend la valeur du succès, sait l’apprécier et éprouvera même de l’empathie et de la compassion devant ses adversaires. Les plus grands gagnants sont très souvent d’anciens perdants, d’anciens rejetés.

Puis ils se sont relevés, ils sont appris de leurs erreurs et ils ont persévéré.

Walt Disney a été congédié du journal où il travaillait, car on trouvait qu’il manquait d’imagination.

Steeve Jobs à été renvoyé de sa propre compagnie, en grande partie à cause de son caractère difficile.

Michael Jordan a été coupé de son équipe de basketball au secondaire dû à un manque d’effort et de talent.

Même Wayne Gretzky a déjà été échangé!

Plus l’échec arrive tôt et fréquemment chez l’enfant, mieux il saura y réagir et s’y adapter. Tandis que chez l’enfant qui a toujours eu du succès, qui s’est toujours fait dire oui, qui a toujours gagné, la première défaite, qu’elle soit scolaire, sportive ou amoureuse, semblera insurmontable, et aura l’effet d’un coup de pelle en pleine face.

Arrêter de vous demander pourquoi les ados d’aujourd’hui ont des idées sombres et pensent au suicide dès qu’ils ont une peine d’amour ou qu’il se rendent compte que la vraie vie est difficile; ça fait 16 ans qu’ils se font dire oui cinquante fois par jour, qu’ils sont couvés, protégés et qu’ils se font dire qu’ils sont les meilleurs, les plus beaux, le plus fins, etc.

Soyez franc avec vos enfants, sans être négatif ou rétrograde, mais la vérité, dans le respect, vous la leur devez.

Non, t’es pas le meilleur, mais si tu travailles, si tu te pratiques et que tu y mets des efforts, tu pourrais devenir très bon.

Ça se dit des trucs comme ça, c’est même important.

C’est un beau dessin, je l’aime beaucoup, ça suffit. C’est pas obligé d’être toujours la plus belle chose que vous avez vue de votre vie tsé!

Plus votre enfant échouera souvent et connaîtra des difficultés, plus il apprendra à les surmonter et développera des mécanismes de défense et des outils pour survivre aux embûches et aux échecs qui se présenteront sur sa route.

Si on voit nos jeunes comme des athlètes, votre job, ce n’est pas d’être sa cheerleader ou le président de son fan-club et d’être en admiration devant tout ce qu’il fait. Non; vous, vous êtes le coach, celui qui motive, qui encourage, qui encadre, mais qui va aussi critiquer, expliquer et dire la vérité.

Lâche pas, t’es bon mon petit, tu vas y arriver, on est juste pas prêt pour les séries.

Vous voulez qu’il soit prêt pour affronter le monde, apprenez-lui la vraie vie, pas ce qu’on voudrait qu’elle soit!

T’as aimé? Partage, c’est comme ça qu’on se fait connaître 🙂