Je suis ce gars-là. Le gars qui choisit de se trouver chanceux d’être en vie, d’être père et conjoint, d’avoir des enfants en santé et surtout, de vivre où l’on vit. Ben oui toi chose, juste d’être né au Canada, même si t’es pauvre comme la misère, tu fais partie du 1% mondial des riches mon ami.

Tu n’es peut-être pas dans la gang des Desmarais, un fils Péladeau ou dans “l’élite” québécoise, mais à l’échelle planétaire, t’es chanceux pas à peu près!

T’as pas juste eu la chance d’être arrivé sur la seule planète porteuse de vie de notre système solaire, tu fais aussi partie de l’espèce qui y règne et par-dessus le marché, tu habites un des plus beaux pays qui s’y trouvent. C’est pas encore assez pour toi? Tu trouves encore que tu fais pitié, que tu en arraches? Va dans ta cuisine, tourne le robinet et sers-toi un grand verre d’eau propre et pense à ceci: chaque jour 1 milliard de personnes marchent plus de 5 kilomètres pour aller chercher de l’eau potable et c’est presque toujours des femmes et des enfants!

Maintenant que tu t’es désaltéré, pense aussi que les chances que tu avais de venir au monde étaient de 400 billions contre un! Excuse mon langage, mais c’est crissement moins que tes chances de gagner au 6/49!

Moi, je te trouve vraiment chanceux.

Mais c’est de l’acquis tout ça; on l’oubli, on s’y est habitué et maintenant que c’est fait, qu’on existe, on fait quoi? Je vais te le dire moi ce que l’on fait, on se regarde le nombril et on se plaint!

On se plaint parce que c’est lundi, parce que la file au Tim est trop longue, parce qu’il pleut, parce qu’il fait froid, parce que nos enfants sont pas du monde, parce que notre boss est sur notre dos, parce qu’il y a du trafic, parce que c’est pas le bon couple qui a gagné à Occupation Double, parce que, parce que, parce que…

C’est correct, je comprends ça. Moi aussi j’en ai des passes tough, je suis loin d’être parfait et il m’arrive d’être à bout, d’avoir parfois le goût de vendre mes enfants sur kijiji et de changer de vie; ça m’arrive parfois. Et c’est là ce qu’il faut retenir, parfois.

Parce que tes états d’âme sont un choix, un choix qui est le tien et c’est à toi seul de décider comment tu vois ta vie.

Tu peux ne pas aimer les lundis, ou tu peux choisir de te trouver chanceux d’avoir une job qui paie ton toit et met de la bouffe sur ta table.

Tu peux chialer que tes enfants sont énervés, ou choisir de te trouver privilégié d’en avoir et remercier la vie qu’ils soient assez en santé pour courir partout et te taper sur les nerfs.

Tu peux te plaindre qu’il fait froid tout l’hiver ou tu peux te trouver chanceux d’avoir de la neige à Noël, de pouvoir skier, faire de la raquette et observer les traces de chevreuils dans la neige avec les enfants.

Tu peux te plaindre que t’as mal au dos, au genou ou que t’es constamment fatigué et rester dans un état de coma éveillé permanent ou tu peux te prendre en main, aller au gym, faire du yoga ou prendre une marche le soir en amoureux.

Tu penses vraiment que plus d’argent, un chum ou une blonde plus beau/belle et des muscles ou des fesses bombées te rendraient plus heureux?

Tu souviens-tu de ce qui est arrivé à Heath Ledger, le gars qui jouait le Joker, Anthony Bourdain, le blogueur riche et célèbre qui était payé pour voyager dans le monde et visiter les plus grands restaurants, Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park, Amy Whinehouse…

Je dois continuer encore longtemps?

Tous riches, beaux, célèbres, avec le monde à leurs pieds et tous tristes, torturés et si malheureux qu’ils ont décidé d’en finir. Ils ne voyaient plus le beau, l’unique et le merveilleux du monde qui les entouraient. Ce qui leur restait, c’était le petit malheur qui gâchait le reste, comme ton trafic du lundi matin.

Le putain de bonheur, celui que tu t’affaires à chercher partout et qui semble si souvent t’échapper, il n’est pas à portée de main, il est en toi et tu le trouveras à l’instant même ou tu choisiras de le voir.

La joie, l’amour et le bien-être, on ne les déniche pas dans un compte de banque, on les créer en choisissant de se trouver chanceux de ce qu’on a, en arrêtant d’envier les autres et surtout, en comprenant qu’ils peuvent être aussi près de toi que la petite tête échevelée qui regarde la télé en ce moment pendant que tu lis mon texte.

Décide d’être heureux, fais le choix de toi, concentre ton attention sur tout le bon qui t’entoure et le jour venu, tu mourras le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Choisir d’être heureux, oui c’est simple de même!

T’as aimé? Laisse-moi un commentaire ou comme dirait ma fille, un p’tit pouce!

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