J’ai la chance d’avoir des enfants en santé. Ok, ils sont roux, mais sinon, je me considère comme un père extrêmement privilégié d’avoir quatre petits en pleine forme, même si ça a failli mal tourner il y a quelques mois. À six semaines de vie, BB4 a fait une sévère infection pulmonaire. Une infection fulgurante et agressive qui a rapidement attaqué son système respiratoire et qui a failli nous l’enlever pour toujours…

Ce qui n’était d’abord qu’une petite grippe de nouveau-né s’est transformé, un soir de printemps, en un arrêt respiratoire complet dans mes bras. J’étais debout pour lui donner le biberon de nuit et, la fatigue aidant, je n’ai pas trop réalisé que la petite ne filait vraiment pas et avait de la difficulté à respirer. Elle buvait mal, mais ne se plaignait pas trop quand je la collais contre moi. J’ai soudainement perçu un calme, une sérénité presque impossible et j’ai pris panique. Elle avait simplement arrêté de respirer.

T’as jamais vu un gars crier et paniquer de même! Je l’ai secouée et frottée pendant que ma femme, alertée par mon cri, s’est réveillée et est venue me rejoindre en bas. En moins de deux, elle s’est remise à respirer, mais difficilement, et pendant que j’essayais de la stimuler de mon mieux, maman a fait une petite valise en catastrophe et on est partis vers l’hôpital le plus près!

Laisse-moi te dire que ça a été tout un branle-bas de combat en arrivant à l’urgence. Tests, vacuum des voies respiratoires, encore des tests et juste comme on pensait qu’avec l’oxygène et les bons soins de l’équipe médicale, bébé allait mieux, elle a encore arrêté de respirer, cette fois dans les bras de ma femme.

Toute l’équipe était au chevet de Laurence.

Ouf, j’ai jamais eu peur de même!

L’histoire se termine bien pour BB4 et elle se porte maintenant à merveille, mais une épreuve de la sorte, ça nous fait apprécier ce qu’on a. C’est-à-dire une petite famille heureuse et en santé.

Pendant notre court séjour à l’hôpital, j’ai côtoyé tellement d’enfants et de parents qui vivaient des moments difficiles et émotifs que je n’ai pu que me trouver chanceux que le nôtre soit passager. Il n’y a rien de plus triste que de voir un parent arpenter les corridors d’un hôpital en attendant un diagnostic ou dans l’espoir de nouvelles de son petit chéri en salle d’opération.

L’espoir, c’est un peu la seule chose qui nous tient dans des moments pareils. L’espoir d’une bonne nouvelle, l’espoir que ça finira par passer, l’espoir que c’est la dernière fois que ça arrive; on espère, on prie, on souhaite et on pleure. On pleure notre vie.

J’ai jamais autant prié et peu dormi de ma vie!

Quand tu dois retenir ton enfant en te couchant presque sur lui pour l’empêcher de bouger pendant qu’un infirmier lui fait une ponction lombaire pour tester la méningite, tu gagnes un profond respect pour les parents et surtout les enfants, qui vivent des situations semblables à répétition dans leur vie.

Il doit bien y avoir dix milles causes et fondations au Québec, mais j’ai choisi la mienne à ma sortie de l’hôpital avec bébé sous le bras, ma femme sous l’autre et des cernes jusqu’au menton : les enfants malades et dans le besoin.

Parmi toutes les causes qui ont grand besoin de notre soutien, celle des enfants me tient particulièrement à cœur et comme je suis un grand sportif, le 24 h Tremblant et leur implication auprès des tout-petits me touche énormément.

Le 24 h Tremblant, c’est 28 millions de dollars remis aux enfants du Québec depuis sa fondation. L’année dernière seulement, presque 4 millions de dollars en dons sont allés donner un grand coup de pouce à nos mini-humains qui en arrachent.

Cette année, j’aurais bien voulu y participer, mais mon horaire m’empêche d’y être. Par contre, j’y participe à ma façon en faisant un don à la fondation et en encourageant les coureurs, marcheurs et skieurs qui se dépasseront pendant 24 heures pour la cause et qui vivront des moments inoubliables ensemble.

Tu peux aussi aller faire un tour sur leur site Web. Cette année, Marie Mai est en spectacle d’ouverture et il y a une foule d’activités sur place pour faire bouger les jeunes et partager la vibe d’amour et de fraternité avec les participants.

Va jeter un œil sur les activités juste ici : http://www.24htremblant.com et je t’encourage fortement à faire comme moi en contribuant à une cause qui te tient à cœur dans ta communauté.

P.S. À tous les parents qui vivent une situation difficile ou qui traversent un bout rough avec un enfant malade, lâchez pas! Je vous admire et partage votre douleur. Vous êtes mes héros.