Samedi dernier, c’était la 2e édition du camping Cool Dad, un grand rassemblement de papas qui viennent vivre une expérience de camping intérieur mémorable avec leurs enfants. C’est une belle occasion de se réunir entre pères, d’échanger sur nos réalités de famille et surtout, de créer des souvenirs merveilleux avec nos petits.

En plus, comme camper peut être assez dispendieux, le fait de le faire à l’intérieur permet à ceux qui n’ont pas le kit complet du parfait campeur de quand même vivre l’expérience sans casser le budget.

Donc après avoir joué en gang, après avoir mangé des quantités phénoménales de pizza (merci Boston Pizza) de popcorcn et après que j’ai raconté une histoire aux enfants, nous sommes tous allés nous coucher dans nos tentes pour jaser un peu et pour dormir “paisiblement”.

J’ai mis des “ “ à paisiblement parce que pour moi, la nuit a été tout sauf paisible!

Dans un événement Cool Dad, j’ai pas trop le temps de gérer mes enfants. Je les surveille du coin de l’oeil, je veille à leur sécurité, mais je suis demandé de toute part et j’ai un paquet de petites choses à organiser. Mes enfants sont très responsables et je me fie un peu à leur jugement pour la soirée. Jusqu’à maintenant, je ne l’ai jamais regretté.

Par contre, ce que j’ignorais, c’est que ce soir-là mon fils avait mangé 3 sacs de pofcorn, (comme il dit) et bu à peu près 4 jus en boîte.

C’est donc couché à 4 dans une tente trop petite qu’à une heure du matin, je me suis fait réveiller par un fulgurant tsunami de vomi dans la face!

J’avais encore la tête au pays des songes quand j’ai soulevé mon fils pour le sortir de la tente pendant qu’il vomissait partout sur nos oreillers et nos sleepings bags.

Du vomi, ça pue! Mais du vomi dans une tente, ça pue en tabarn…!!!

Une chance que Cool Mom, organisée et prévoyante comme mile, avait mis dans nos sacs un kit catastrophe qui contenait essuie-tout, Lysol et sac de poubelles.

J’ai donc retiré couvertures et oreillers contaminés de la tente pour les mettre dans des sacs, tout nettoyé, désinfecté et on est retourné se coucher, à terre. Parce qu’on n’avait presque plus rien!

Un autre papa à eu la gentillesse de me prêter une couverture et un oreiller, mais elles n’ont pas survécus longtemps parce qu’une heure plus tard, soit vers deux heures du matin, c’était la vague numéro deux du vomitron!

Honnêtement, j’étais à bout, en manque total de sommeil et j’avais frette, mais il n’y avait pas de solution. Comme on était à trois heures de route de la maison, je ne pouvais pas vraiment tout remballer et rentrer… Encore moins pendant MON événement!

Au troisième vomi, je me suis dit qu’il allait bien finir par avoir l’estomac vide!

Ben non, il en restait assez pour un quatrième…

Tenter de gérer un fils malade en camping en essayant de ne pas réveiller 50 autres papas qui dorment, c’est pas la joie, mais on y est arrivé.

J’ai dû recoucher fiston sur un oreiller plein de vomissures que j’ai recouvert d’une doudou parce que je n’avais plus rien de propre. Ce fut une de ses nuits où tu passes ton temps à regarder l’heure parce que malgré la fatigue et l’épuisement, t’as juste hâte qu’elle finisse…

Mais elle a fini par finir et au petit matin, notre tente était odorante, mais on était tous vivants. Je n’ai pas souvent eu autant le goût d’être chez nous qu’à ce moment-là, et mon fils encore plus. Une chance que mes filles ne sont pas trop sensibles parce qu’une fois les lumières ouvertes, il y avait quelques endroits qui avaient échappés au Lysol…

On est ensuite allé déjeuner et fiston lui, a dormi sur la table pendant tout le repas. Le retour à la maison fut dans le calme plat et les enfants dormirent comme des buches jusqu’à Québec.

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé chez nous, mon gars s’est réveillé avec une seule idée en tête; c’est quand qu’on y retourne?

Bientôt mon grand, bientôt.